Je reviens maintenant sur un article paru le 19 décembre dernier et qui avait eu le mérite de me faire enrager (c’est assez rare). Cet article parle de la pénurie de développeur en France, c’est à dire que les développeurs sont soi-disant de plus en plus difficiles à trouver pour les recruteurs. Cela touche les cabinets de recrutements qui vivent de ce besoin (ils sont payés pour trouver des développeurs). Je vais essayer d’exprimer ici mon point de vue sur les thèses données dans cet article, sans m’énerver (ça ne va pas être évident), et tout en essayant d’être clair.
Thomas Suarez, développeur iPhone de 10 ans.
Avant toute chose, sachez que j’ai sur ce sujet un point de vue très libéral.
Je vais commenter certaines phrases.
Trouver des développeurs PHP, Java, .Net, IOS, Androïd ou RoR, pour ne citer que ces technos les plus demandées, c’est une débauche de moyens et d’énergies énorme.
Ce genre de phrase m’étonne. Elle sous-entend que quasiment tous les développeurs sont embauchés et ne veulent pas quitter leur job, donc c’est de plus en plus difficile d’en trouver pour les débaucher. Ou alors qu’il y a de moins en moins de personnes qui savent coder (ce à quoi je ne crois pas du tout : il y a chaque année des cohortes de développeurs qui sortent des écoles d’ingénieurs, des IUT, des BTS, et parmi ceux-ci, il y a beaucoup de très bons).
Sur ces profils, le marché est pénurique, je le clame haut et fort. Récemment je m’en suis ouvert à Gilles Babinet, Président du Conseil national du Numérique, qui me disait commencer à mener des actions de lobbying. En effet sans action forte de l’État et des grandes entreprises pour créer des formations adaptées et inciter les jeunes générations à aller vers ces secteurs forts en emploi, nous courrons vers une économie du numérique handicapée.
Je deviens rouge. Quand on voit le nombre de gens formés au développement informatique, qui sciemment recherchent du boulot ailleurs, on se dit que ce n’est pas l’offre qui manque, mais peut-être que le problème vient d’ailleurs. Au hasard, je dirais que le problème vient de la demande.
nos ingénieurs sont les meilleurs ! : la Silicon Valley en est truffée, l’iPhone a été conçu à Paris, Google et Microsoft créent des centres de développement en France… Seul bémol : il n’y en a plus assez qui sortent des écoles pour travailler en France !
Tiens donc, il n’y en a pas assez qui sortent de nos école pour travailler en France. Pourquoi ne veulent-ils pas travailler en France ? On dirait le même problème que quand on se plaint que tous les chercheurs Français se barrent à l’étranger. Bizarre, non ?
Bon, je m’arrête là car je pense que la démonstration est faite. On se plaint qu’il n’y a pas assez de développeurs. Pourtant, ceux qui étaient là il y a 10 ans ne sont pas morts. Et ceux qui sont arrivés sur le marché l’année suivante, puis les années suivantes jusqu’à aujourd’hui, auraient dû combler ce vide depuis longtemps. Mais non. BIZARRE !!!
Vraiment, beaucoup de bizarreries. Mais j’ai l’impression qu’on ne se pose pas la bonne question.
Voyez plutôt : vous sortez de l’école. On vous propose un job de développeur entre 28 et 35K€. Vous le prenez, car vous ne pouvez rien faire de mieux payé. Au bout de 5 ans d’expérience, soit vous finissez par faire du management pour passer au dessus des 40K€ (ce qui implique que vous ne développerez plus), soit vous continuez en tant que développeur, avec votre expérience qui grimpe, qui grimpe… mais pas votre salaire. Voilà la solution en France.
Effectivement, quand on voit Loic Le Meur qui dit qu’un développeur d’appli iPhone est payé 180K$ par an aux USA (dans la Silicon Valley) (source : à retrouver, mais je crois que c’était lors de son passage dans #DCDC), on comprend pourquoi EUX, DES DEVELOPPEURS, ILS EN TROUVENT. Mais nous, bizarrement, en leur proposant 35K€ maximum, personne ne se bouscule au portillon. Y’A PAS QUELQU’UN QUI PEUT REFLECHIR, DEUX MINUTES ?
Donc je pense que pour trouver des développeurs, il faut d’abord arrêter de les faire partir en courant : payez les mieux, et comme par hasard, ils resteront développeurs. Ou proposez leurs des offres d’emploi bien payées, et comme par hasard, vous en trouverez qui seront intéressés. C’est l’offre et la demande : pour une demande avec un salaire pourri, pas d’offre. Vous augmentez le salaire, et là, vous verrez, l’offre apparaîtra (comme par magie).
Edit : Voilà quelque chose de pas faux.

Article qui arrive au constat amère que je fais de plus en plus dans mon domaine, tout du moins en France: le fait est que dans notre beau pays, le métier de développeur senior expérimenté, celui qui intervient sur les points technique complexes, capable de refactoriser/réarchitecturer une application de la façon la plus optimale, n'est tout simplement pas reconnu. Forcé de constater que être développeur en France à 40 ans (et non pas chef de projet, métier totalement différent), est considéré comme une erreur de carrière, une incompétence...
Alors quel avenir en France pour un (bon) développeur expérimenté et passionné par le code, comment faire évoluer sa carrière sans expat' ? Le onsulting, finalement je ne vois que ça... :/
Enfin un coup de gueule salutaire qui situe parfaitement le problème français.
Les patrons ne veulent pas lâcher les sous. Qu'ils commencent par investir, ensuite la machine se remettra en route.
C'est grosso modo le même problème en Belgique. Sans parler des postes où les candidats doivent avoir 10 ans d'expérience dans une technologie qui en a 8 et moins de 30 ans ...
Bien d'accord sur tout !
Et enfin qu'en on trouve un job bien payé (les salaires annoncés dans l'article sont encore assez élevé, ce doit être les salaires parisiens?!) il y a anguille sous roche (70h/semaine heure sup. non payées).
Il y a peut-être deux autres problèmes :
- la pression économique fait que les patrons jouent au jeu "y a en 10 qui attendent à la porte, mais tu as de la chance d'être ici tu sais pas ce que tu vas perdre"
- les entreprises ne veulent que rarement embaucher des dev sans expérience (sauf ingé et encore), donc à leur yeux il y a un manque de dev avec expérience qui veulent changer de boulot avec le même salaire.
Vous en pensez quoi ?
Ravi de me dire que je suis pas seul à me poser cette question...
Combien de fois j'ai entendu "Non mais tu va te lasser de développer, faut passer au niveau supérieur donner des ordres..."
Chaque fois j'avais envie de répondre, mais merde si j'aime ça, c'est quoi le problème ?
Même ressenti de mon côté.
Je rajouterais que certes nous avons d'excellent fers de lance dans le secteur lorsque l'on regarde les bancs de ParisWeb, l'AFUP, etc ... Mais dès lors que l'on creuse sur toutes ces sociétés on découvre des discours du genre :
"ergonomie ? il suffit de mettre un message en gras et en rouge ...",
"accessibilité ? non mais on s'en fiche, l'accessibilité c'est juste faire des sites pour les aveugles ...",
"sécurité ? on a acheté un certificat SSL pour faire de l'HTTPS ..."
Parce que le salaire ne fait pas tout. Il y aurait une véritable culture technologique en France, les développeurs s'enfuiraient peu être moins vers des postes de "management" ou à l'étranger ...
Je pense que c'est aussi un facteur.
@zzarbi donc, on est bien d'accord, on mélange les genres en France. Un développeur n'est PAS un manager, ce n'est pas sa formation initiale, en tout cas, elle ne doit pas l'être. Selon moi, un haut niveau de technicité est indispensable pour faire un bon développeur, rien à voir donc avec le management qui requiert d'autre compétences, comme des qualités humaines pour diriger... Et puis mince, ce n'est pas la même chose !!
Au delà du salaire, pour ma part, je constate surtout que l'on recherche en France le profit immédiat sans penser à moyen-long terme, on en reviens toujours au même... Confier un projet critique à une équipe de stagiaires inexpérimentés (vécu...) c'est foncer droit dans le mur. Ah oui c'est clair, au départ, on va payer 2 fois moins mais au final, la maintenance, les évolutions, et tout le reste vont couter 3-4-5 fois le prix, et je ne parle même pas des surcoûts liés aux buffer underun et autres aux memory leaks, etc... (oups désolé, je deviens un peu technique ;) ), bref, les dirigeants en France ne sont pas capable d'avoir une vision à long terme pour tout ce qui concerne le technique, d'une façon générale, c'est un fait.
on est bien d'accord!
developpeur puis dir tech, je gagnais a peine 30K€ apres 9 ans d'xp. je suis passé consultant web mobile il y a deux ans a mon compte. On va pas tortiller de la raie 107 ans, 90% de mon business se fait aux USA. Aujourd'hui, si une boite voudrait s'aligner sur ce que la mienne me rapporte, elle devrait poser min 110K€ sur la table. Evidemment, ici on me rit au nez, là où RIM ou Motorola etaient interessé (avant le rachat/effondrement des resultats). Un jour peut etre les societes françaises comprendront qu'en payant leurs salariés au juste prix, c'est leurs clients qu'elles financeront...
ah oui, accessoirement: LeMeur est un con :) Le David Guetta du web...
Je développe depuis 1999, j'ai derrière moi des grosses boites et de gros projets.
Seulement j'ai toutes les peines du monde a "m'insérer" des que je tente de changer de boite.
Pourquoi? j'ai pas de diplôme d'ingénieur, je n'ai qu'un BTS que j'avais a l'époque passé en apprentissage. Pourtant durant ma carrière, j'ai formé 1 personne sortie de biologie (WTF?), un de l'école d'ingé de Paris, et un autre de l'IUT de Nice. Ces 3 personnes ont trouvé du travail directement après leur formation auprès de moi, sont très bon, et gagnent le double de moi, mais ils continuent de venir me voir et me demander des conseils...
Ha oui, il y a un an, je gagnais a peine 28k, et oui, a un moment faut bien rogner quand on veut bosser. Mon salaire avait donc baissé entre ma sortie d'école et maintenant.
J'ai eut de la chance un concurrent de ma boite ma vue en live en train de bosser et grâce a cela, ma compétence à été reconnue et ils m'ont débauché. Maintenant j'arrive à joindre les 2 bouts, je n'ai pas le salaire des ingénieurs que j'ai formé, mais au moins maintenant je peut me payer d'autres choses que juste l'essentiel pour vivre.
Et dans mon entourage, j'en connais beaucoup dans la même situation.
J'ai aussi remarqué que les profils qu'ils cherchent sont souvent des profils fourre tout, on y voit de tout et n'importe quoi, du dev, du management, du sysadmin sur un même profil... ca me choque à chaque fois, c'est pas les mêmes métiers ni les mêmes expertises. Mais y'a toujours une SSII pour trouver soit disant un mec qui fait tout ca pour en plus une poigné de cacahuetes... y'a encore des managers qui se laissent leurrer à ce point?
@zzarbi on est tous d'accord que le problème ne vient pas des salaires. les salaires découlent du problème.
En france un developpeur c'est un "monkey coder", du moins dans la majorité des boites que j'ai traversés (hors startups). Pour les managers, les commerciaux, un dev c'est un pisseur de code et c'est tout... beaucoup de travail est fait pour sapper leurs avis, leurs expériences, leurs connaissances et même leurs possibles créativités et capacités a créer de l'innovation.
Et pour moi c'est là le gros du problème. Un développeur, c'est avant tout un Analyste développeur, un concepteur, ce qu'il a dans la tête vaut bien plus que ce qu'il peut faire avec ses doigts. Mais ca peut a mes yeux l'ont réellement compris. En France le développement de logiciels ou autre est encore trop ancré dans le modèle industriel de la chaine de montage (tout du moins chez les grosses sociétés), et par là même le développeur considéré comme un simple "ouvrier manuel" remplacable par le moindre stagiaire ou ado qui fait des sites oldschool (90') pour ses potes
Je suis sorti d'école d'ingénieur en province il y a 2 ans, spécialisé .Net, je n'ai pas eu de problème pour trouver du boulot. Malgré moi, je suis finalement plus proche de management que de développeur, et on laisse le développement aux bac+2...
Je ne dirai pas la même chose pour mes collègues de promo, dont la moitié ont eu du mal a trouver un emploi, obligés de quitter la région, car l'offre existe mais quasi-exclusivement à Paris. Et si on a le malheur de regarder Pôle Emploi, on constate que l'écrasante majorité des demandes sont du Java avec 2 ans d’expérience, ou du SharePoint niveau expert...
Rha là là.. les amis.. je n'ai pas le temps de lire tout ça mais pour ma part voila mon parcours et mon entourage:
- Lorsque la période est faste pour les projets je suis Responsable ou Chef de Projet technique
- Quand on manque de développeur, je repasse développeur, donc Responsable de mes ptits doigts
- Mon directeur estime qu'il suffit d'un bouquin et 5 jours pour faire un développeur..
Face à ces constats comment voulez vous qu'on valorise le travail d'un développeur.
Mais à titre perso, j'en ai rencontré des développeurs, des wagons, je dois admettre que peu étaient 'bien cablés' dans mon jargon.. n'est pas développeur qui veut. C'est une vocation, un sacerdoce à mon sens.. sinon tu n'avances pas..
Mais on pourrait se faire une bonne soirée Geek-développeur !! J'adhère !!
S.
je travaille en SSII et cherche à changer mais niveau salaire on me propose la même chose que ma boite actuelle pour le même boulot, donc bof.
Je fais du dev Android chez moi, une RH me dit "comme c'est pas en environnement professionnel ça compte pas comme expérience"... c'est n'importe quoi! Une fois qu'on sait penser "développement" on peut s'adapter à n'importe quel langage, c'est juste une question de temps.
En France un développeur n'est pas reconnu pour ces mérites, tout le monde ne peut (et ne veut) devenir manager. 2 fois que mon chef de projet me sort "comprendre le métier du client c'est ce qui est important, le dév c'est accessoire", ben non je préfères le dev à faire des specs fonctionnelles ou des recettes.
@carbodrache: C'est un point de vue qui se défend mais contrairement aux pays anglo-saxons le status de développeur Senior ou référent n'est pas reconnu. D'ou cette migration vers des taches de gestion de projet (planification des ressources, tests unitaires, déploiement, gestion de configuration, animation de l'équipe, budget etc..).
Quant au manager, il ne faut pas oublier que c'est un COMMERCIAL !! Et que la RH n'est qu'une liseuse des besoins remontés par le commercial. On ne leur demande pas d'être compétent en technique.
L'expérience m'a montré qu'il fallait respecter le périmètre de chacun, avec son contexte et ses lacunes aussi.. Nobody's perfect..
@syndrael je sais que la RH ne peut comprendre la technique, mais au bout de 4/5 ans d'expérience, peu importe la technologie, c'est plus la méthodologie qui compte, la façon de penser et ça c'est quelque chose qu'un RH ou un manager devrait comprendre.
Un des aspects du problème est qu'en France les grands patrons sont des cadres administratifs ou commerciaux. Ils reproduisent les schémas qu'ils connaissent et valorisent leurs pairs. Aux US ils ont MS, Apple,HP ... des boîtes de techos dont la culture se diffusent encore.
À part chez OVH je ne vois pas d'exception.
@pandoux a mis le doigt sur le noeud, et je sais de quoi je parle, étant dans la même situation.
Cette "politique du diplome" en France est une des causes principale du frein à l'innovation et à l'excellence, pourquoi ? Tout simplement car on se réfère à un "bout de papier" par forcément en corrélation avec le contexte. D'autant plus dans notre métier, à mon sens, un bon développeur est un développeur passionné par ce qu'il fait, et pas seulement parcequ'il a "les bagages", il peut avoir pris cette "branche" par défaut, ou parcequ'il s'est dit qu'il aura un bon salaire, ou un tas d'autre raison...
Dans ma carrière j'ai été amené à bosser sur des point extrèmement complexe, avec des ingénieurs, et tout cela en ayant un BAC, et oui... Seulement en France, d'autant plus chez les "gros client", si tu n'a pas ton bout de papier on te prend de haut, quand tout simplement on t'ignore, alors que bien souvent, avec ton expérience et ta passion, tu leurs apprend quasiement leurs boulot, et surtout tu sera bien plus efficace...
Bref, tant que les mentalité des dirigeants ne changeront pas en France, il est clair que notre compétitivité en sera largement tronqué, c'est pas plus compliqué que ça.
Same old song... Sujet qui a déjà fait couler beaucoup d'encre s'il en est (tenez par exemple : http://codingly.com/2008/12/29/degage-sale-programmeur/ plus de 3 ans déjà).
Des chiffres concrets : un ami développeur "senior" (30 ans) a quitté la France pour les US et est payé $100k (avec les limites sociales des US mais tout de même) pour un poste pérenne et valorisé contre 35-40k€ et pas d'avenir hors-management ici. Bizarre, oui...
La seule façon que j'ai trouvée d'évoluer professionnellement en tant que dev (front) senior en France, c'est de me mettre en freelance.
Et puis tiens au passage les cabinets de recrutement, hin... Comprenez ce que vous recrutez, ça vous fera pas de mal.
@Louis: Je suis d'accord à 200% avec ton analyse. Pour tout dire, j'ai quitté la France il y a 6 ans pour m'installer au Canada pour ce type de raison. Je suis développeur Web Senior, et mon salaire en France, avec 10 ans d'expérience, plafonnait difficilement à 38K€... Aujourd'hui, j'ai plus que doublé mon salaire (85K$), j'ai obtenu une vraie reconnaissance et une réelle valorisation de mon métier. Un retour en France? Tenant compte du fait que ce billet est récent et que les choses ne semblent pas avoir changé, je pense rester encore longtemps de ce côté de l'Atlantique.
Cet article conforte mon point de vue sur l'IT en France, et les commentaires sont interessants :).
Pour ma part, j'ai beaucoup d'anciens de ma promo (Master ISC) qui sont partis à l'étranger, Irlande, Canada, mais surtout en Suisse (j'étais à l'Université de Savoie à Chambery). A Genève on gagne beaucoup plus qu'en France et c'est bien plus interessant.
Quand je vois que sur Annecy, dans une grande SSII, tu est payé 1500-1800 euro net / mois quand tu sort d'un Master en Ingénierie....enfin bref, la France, à part Paris y a rien de bien payé, et encore.
@Johann: Fonce en Suisse, ma soeur y est. Pas d'expérience mais un beau diplome d'ingé. Moi aussi Ingé avec près de 15 ans d'expérience.. elle gagne largement plus que moi !!
Fonce !!
ya un truc que je trouve bizarre : en France, un mec payé 30k, ça fait 60k pour la boite non avec les charges ? un mec payé 5000 euros/mois aux USA, il aura à payer une assurance auto hors de prix, ses assurances santé etc .. dixit d'anciens collègues , ça faisait environ 2500 euros /mois .. donc au final il touche 2500 euros. j'ai un pote aussi qui est parti vivre en Australie: il est charpentier, il fait 70 heures/sem', il se fait 4000 euros/mois. bon le simple soucis, c'est que s'il se casse la jambe c'est 30 000 euros à l'hopital, et vue qu'il paye pas d'assurance, vaut mieux pas que ça arrive quoi. un dev iPhone à 100k aux US : oui il y en a ! mais il y a aussi des milliers d'Indiens à 20k pour faire les taches de m***e ! c comme au foot: si vous êtes une star, vous êtes payé en fonction. Un mec en france qui accepte, après 10 ans, d'être <30K, je suis désolé, il a pas conscience de sa valeur et il a 0 ambition: quel intérêt pour ma boite si je le mets face à un jeune loup qui a fait une bonne école qui veut bouffer le monde ??? "peut être" qu'il est lui aussi prêt à se défoncer: pour le moment son CV parle pas pour lui ( alors OK bonne école c'est pas égal à bon niveau. mais bonne école c'est égal à potentiel et c'est mieux que rien.) il a manqué d'ambition dans sa jeunesse en ne souhaitant/voulant pas faire une grande école.. on est pas dans le monde de Mickey : tu parles de l'offre et la demande: être à 28k c'est égal à "pas d'ambition" : on pourrait aussi démarrer par la ?
Ce billet m'énerve au plus haut point.
1er point : Il y a effectivement une pénurie de développeur, je m'explique.
Je suis patron de startup et il est très dur de trouver de bon développeurs, c'est même une perle rare. Les écoles d'ingénieurs, IUP, ... forment des personnes inembauchables. (Cours qui datent d'il y a 5-15 ans, pas de pratique). Dans le meilleur des cas ils ont un peu de théorie mais clairement pas de pratique, et dès qu'ils sont confrontés à une problématique, où qu'on leur demande de sortir des sentiers battus. Il y a réellement peu de passionnés...
Ce n'est pas un problème du nombre d'écoles ou d'étudiants mais de formation.
2ème point sur le salaire :
On ne peut pas comparer un salaire à SF avec un salaire en France. À SF une startup peut lever plusieurs millions d'euros "assez" facilement. En France si on arrive à avoir quelques centaines de milliers (soit pas grand chose si on regarde les salaires auxquels vous prétendez) on est déjà une exception.
Prenons un salaire à 75 000 € brut, il doit couter à l'entreprise au moins 100 000 € (oui brut != "ttc"). Posez-vous une simple question rapportez-vous 500-600€/jour à votre entreprise ? Si oui, on vous payera 75 000 avec plaisir (enfin pas dans les SSII)
3ème point :
Si vous avez la passion, que vous êtes bon, et que vous vous sentez l'âme d'un entrepreneur. Allez-y !
Mais svp arrêtez de prendre pour modèle les SSII qui sont destinées à disparaitre et sont pour la plupart des marchands de viandes (Tout comme la grande majorité des cabinets de recrutement).
Je n'ai pas le temps de développer plus que ça, il faudrait me faudrait écrire un livre.
Au lieu de pester et d'utiliser toute votre énergie contre un modèle déjà dépassé, créez ! Ce sera la seule façon d'avoir un peu de votre Silicon Valley en France.
Ayant vu que mon commentaire la bas est en attente de modération, et dans le but qu'il ne soit pas perdu, je me permet de le reposer ici.
Commentaire donc, de l'article original par moi-même :
Bonjour,
Je ne sais pas si ça vous intéresse mais je vais vous faire un topo de ce qui se passe coté dev, et dans le process de recrutement. Cela va sans doute expliquer bien des choses.
Tout d’abord les critères à l’embauche. La plupart des boites cherchent un spécialiste de telle ou telle techno, blablabla. Je vais vous dire ce qui fait un bon dev : l’algorithmique, les structures de données, la modélisation logicielle, le refactoring, la motivation, etc . . . Cela n’a rien à voir avec telle ou telle techno. En demandant cela, l’entreprise fait passer un message : On ne sait pas ce qu’est un bon dev, on n’a aucune idée des critères pertinent pour vous juger ou ou votre travail, et on va, sans même le savoir, vous faire vivre un enfer au quotidien. Par ailleurs, cette recherche à second effet pervers : elle filtre plein de bons candidats, et enferme ceux qui ont réussit à s’introduire dans telle ou telle techno, ou ils se sentent prisonnier et n’ont qu’une envie, s’enfuir.
Exemple perso : il y a un an et demi, je ne connaissais rien d’eZpublish. Maintenant, il y a du code à moi dedans. J’étais donc visiblement tout à fait qualifié pour la tache. Combien de vos client m’auraient embauché pour cette tache ? Très peu. Cela montre une chose, ils ont des demande absurdes, déconnectées de la réalité.
Ensuite, les entreprise ont en général aucune idée de ce qu’est le travail de dev. Bien sur, je ne parle pas ici de connaître tous les détails de ce travail. Mais d’en connaître au moins les enjeux principaux permettant un management cohérent. Qu’est ce que la dette technique par exemple. C’est d’un mépris total pour le travail de développeur. Demandez à un dev, il saura vous dire que le travail d’un commercial est de gérer le contact avec le client, de lui vendre les service de l’entreprise, de gérer les conflit s’il y en as, de le fidéliser si cela se passe bien, etc . . . Il ne saura sans doute pas dire quelles sont les techniques qui peuvent être appliquées pour arriver à cela – après tout, chacun son travail -, mais sans nul doute il saura au moins quels sont les leviers principaux. J’ai pris l’exemple de commerciaux, mais cela marche avec la direction, la comptabilité ou n’importe quel autre service de la boite. Et bien dans 99% des cas, les membres de l’entreprise voient les dev comme des sorte de boite magique dans lesquelles ont met n’importe quoi et il ressort des programme rien de plus. Pire, comme ces personnes ne comprennent rien au boulot de dev, ils s’imagine que les dev ne comprennent rien à ce qui se passent dans le reste de la boite. C’est ça, prenez les pour des cons et étonnez vous de ne pas les recruter. Avec une telle considération, pas étonnant que la plupart des dev s’orientent rapidement vers des taches telles que la gestion de projet ou bien s’en vont dans des endroit ou la culture sur le sujet est différente.
Est-ce étonnant ?
Et la on en vient au plus triste : les dev n’ont pour la plupart des cas même pas les conditions pour faire le travail décemment. Je ne comprend pas comment on en arrive la, c’est proprement absurde. Et les dev sont des gens logiques, ils n’aiment pas qu’on leur impose des choses absurdes. Personne n’a a y gagner, mais le plus amusant, c’est que c’ets en général l’entreprise qui a le plus à y perdre, alors qu’elle ne le sait même pas.
Les Open Spaces ? Comment peut-on se concentrer avec quelqu’un parlant au téléphone dans la même pièce ? La matériel ? Pourquoi est-il très difficile d’obtenir ce dont on a besoin pour faire un travail, alors que ces demandent chiffrent à moins de 2% des coûts engendrés par notre salaire (une machine puissante à 3000€ revient par exemple à 125€ par mois si elle est amortie sur 2 ans) ? Pourquoi nous impose-t-on « l’emploi du temps des managers » qui réduit le dev à être complètement inefficace pour une fatigue supérieure ( http://www.paulgraham.com/makersschedule.html ) ? Il en résulte que les dev font souvent des heures supp’ pour pouvoir faire le taff quand le reste de l’entreprise est partie. Impossible d’être productif dan les heures de travail usuelles.
Quand aux pratiques, elles sont souvent peu sérieuses et pas professionnelles. Combien des boites françaises ont 12/12 au test de Joel (http://www.joelonsoftware.com/articles/fog0000000043.html) ? Combien savent même qui est Joel ? C’est pourtant la base de la base pour faire un travail sérieux et pro. Comment voulez vous que quelqu’un que l’on force, par l’organisation et les pratiques de travail à faire de la merde soit fier de son travail ? Comment voulez vous que quelqu’un veuille travailler pour vous si vous ne lui proposez que de faire de la merde ?
Et le salaire ? C’est une blague ? Si je peux donner un conseil aux plus jeune devs ici : demandez un gros salaire. Ayez une limite basse. Je gagne pour ma part bien plus que je ne dépense, et l’argent n’est pas une motivation principale. Mais alors, pourquoi j’en viens à demander de grosses sommes ? Ça permet de filtrer les charlots, ça donne du poids à ce que je raconte, cela fait qu’on me donne le matos dont j’ai besoin car je coute cher et qu’on veut que je soit productif. J’aime mon travail, et je suis bon, j’ai donc autre chose à faire que de me battre avec l’organisation de la boite en plus du fait que ça m’intéresse pas du tout. Oui, toi entreprise, je te le dis clairement : je te demande un max de thune car sans cela, tu me traite comme de la merde. En fait la thune, j’en m’en contrefiche. C’est votre système de valeur, et croyez moi, je le comprend et je m’y adapte.
Il faut s’y faire, les hackers ont gagné. Ils gèrent votre compte en banque, le site de rencontre sur lequel vous avez rencontré votre femme, et le tel portable avec lequel vous l’appelez. Ils gère vous échange par mail avec vos clients et les outils pour faire la compta de votre boite. Ils gèrent le GPS que vous utilisez pour aller au taff, le calculateur d’injection qui fait tourner votre moteur et l’ABS qui fait que vous n’allez par écraser la mamie qui traverse devant vous, dont le pacemaker a aussi été fait par des hackers. Et vous, qu’est ce que vous leur apportez en comparaison de tout ça ?
Et ça vous étonne qu’ils ne viennent pas bosser pour vous ?
@Mathias > Cotre commentaire est très vrai. Mais comprenez que vous êtes un exception parmi les personnes qui embauchent. Et comprenez aussi que vous êtes vous aussi victime de la culture française en matière d’innovation.
Je voudrais par contre revenir sur votre proposition d'entreprendre. Et bien non désolé. Je suis un dev, et je suis bon dans ce que je fais. Je ne suis pas un entrepreneur. Soyons réaliste, cela demande des capacités toutes autres, et je ne les ai pas. Je pense que c'est le cas de nombreux dev.
Après tout, chacun son travail et les qualités nécessaires pour les remplir sont très différentes. Si l'industrie montrait dans son ensemble des propos similaires aux votres, croyez moi bien qu'il n'y aurait pas ou peu de posts comme celui que vous commentez. Mais cela est une réalité du secteur, et c'est loin de ne toucher que les SSII.
Vous savez, ce n'est pas compliqué de partir à l'étranger. Et c'est ce que feront de nombreux dev encore cette année, plutôt que d'entreprendre. Vous réfléchissez dans le bon sens, vous ferez quelque chose de votre boite, je ne me fais de soucis pour vous.
@Mathias: En tout cas, je te souhaite bon courage..Il est vraiment utile d'avoir aussi ton point de vue. D'un côté, tu te fais piquer les bons profils par les SSII (dont je fais partie urghh..) mais ensuite ça doit être difficile de se retrouver face à ces mêmes SSII qui te font sous-traiter certains projets en te mettant en concurrence avec le out-sourcing...
Ton commentaire est pertinant et je trouve que ta remarque sur la formation est vraie.. Des fois certains ne sont pas 'cablés' ou n'ont pas la niak !!
S.
entre 28 et 35K€??? Et c'est où que vous avez ces salaires? parce que dans le sud quand tu es à 1600 euros nets par mois tu es riche!!!!! faudra m'expliquer où vous trouvez cette branche de salaire, parce que moi perso je signe tout de suite :)
OMG quand j'ai lu le com de @Pandoux je me suis dit que ce mec il m'a mis sur ecoute, je tiens exactement le meme discours et je l'ai tenu y'a pas encore 1 semaine.
Le probleme de la soi-disante penurie vient des salaires qui sont, dans beaucoup de cas soyons clairs, ri-di-cules, mais ce probleme la vient du fait que les competences ne sont juste pas reconnues, quand elles seraient, ne serait-ce au moins, que connues.
J'ai vu des devs pros, voire seniors, remplaces par des mecs niveau stagiaire, mais ca partait d'une certaine logique vu qu'on embauche des designers de print pour faire du web et des commerciaux pour de la gestion de projet. Tout va bien, la coherence est sauve... pas la boite cependant.
@Mathias Que l'on gagne plus aux USA parce que les moyens sont pas les memes OK. De mon experience, quand j'ai quitte la France, j'ai gagne plus... et je bossais 4 jours par semaine... en NZ. La NZ c'est pas les moyens des USA hein. Et j'suis que front-end dev', j'vous raconte meme pas les devs de techno specifiques...
Mais bon en France on considere que faut dans tous les cas commencer par un SMIC. 1er boulot? Bam au smic. Le smic c'est le MINIMUM d'insertion sociale. Quand t'as fait 3 a 5 ans d'etudes, tu devrais pas avoir un smic, quand t'as fait 6 mois a 1 an de stage, tu devrais pas avoir un smic. Tu devrais pas etre traite comme si t'avais aucune valeur, aucune experience, aucun bagage.
A partir de la deja tout est biaise. Tu m'etonnes qu'au bout de 3 ou 5 ans de carriere, ton salaire il decolle pas. Et la c'est pas que le domaine de l'informatique.
En attendant les ptits jeunes, s'ils peuvent, ils vont faire leur stage de fin d'annee aux US ou au Canada ou en Australie ou meme en Angleterre (meme l'Angleterre faut le vouloir quand meme :) ), tu m'etonnes qu'ils reviennent pas.
Plus de développeurs sur le marché du travail = coût de la main d'œuvre plus bas. That's all folks! En France on ne veut pas payer la main d'œuvre, dans ce secteur ou dans d'autres. C'est culturel, le management à la française est archaïque; les "élites" des grandes écoles tout puissants et réac.
@STPo A sydney un front-end dev' senior c'est 65k a 90k (la difference se fait de par la boite et la position de lead dans une team) par an. Et la boite te suppliera de rester et te paiera ton sponsorship.
...
Ah oui et a 18h30 on te fous a la porte, j'ai pas entendu le mot 'charette' depuis un bail :)
Très intéressant. Je suis en 1ère année d'école d'ingé informatique, et c'est vrai qu'on nous prépare à faire du management et pas de l'informatique. Et personnellement ça m'ennuie.
Les cours de communication c'est intéressant de temps en temps et inutile 90% du temps. Et l'informatique est inexistante... Les cours de C sont en fait des cours d'algo foirés, pour apprendre le C y a vraiment aucun support faut apprendre seul à la maison (on se demande bien pourquoi aller en cours), au final en évaluation c'est soit tu as appris à coder seul chez toi et tu peux t'en sortir, soit tu l'as pas fait et t'es foutu, mais dans les deux cas aller en cours, écouter et prendre des notes ne sert à rien.
Dans l'idée, devenir manager ne me dérange pas, mais si dans les études d'informatique on pouvait faire de l'informatique... Ça serait plus cool.
Je suis d'accord avec toi maintenant, pour ce qui est de mon expérience personnelle, j'ai bientôt 8 ans d'expérience.... maintenant de quelle expérience parle-t-on puisque il y a 10 nouveaux languages et manières de coder qui sorte tout les deux mois? on va donc dire expérience en developpement front-end, jquery, javascript, je n'ai pas de problème avec php et le developpement IOS, l'html5 et le css3, un portfolio assez bien rempli aussi bien techniquement que graphiquement, lorsque je suis arrivé sur bordeaux, plein plein d'entreprises ont voulu me voir à la vue de mon portfolio, tout les entretiens se passent bien jusqu'a ce que j'annonce mon salaire, qui ne de passe pas les 1800euros net par mois, et la tous sans exception m'on fait des gros yeux et m'ont dit "mais il n'y a pas une seule boite web sur Bordeaux capable de payer ça pour une seule personne" voilou!!! resultat je taff en télétravail pour mon ancienne boite, c'est bien le pied puisque j'ai tout les avantages du free sans les inconvénients (pas de clientelle ni de paperasse, juste le taff que j'aime) et certainement pas pour 20K par an..... donc j'avoue que lorsque je vois des salaires tels que 25 ou 35k..... je me pose la question de savoir dans quel genre de boite celà se gagne.... parce que loin de moi l'idée de ma la péter mais dans tout mes entretiens c pas mon portfolio ni mes compétences qui étaient le problème mais le salaire et pourtant j'étais loin de ce que vous demandez.... Sérieusement, je suis sur le cul en vous lisant :)
@syndrael désolé mais un bon Analyste développeur avec de l'expérience vaut un ingénieur de développement. Penser le contraire c'est passer a coté de quelque chose, si le mec est passionné par son métier, il continue la veille techno, s’intéresse, apprend des nouvelles techno et adapte non seulement sa technique, mais peut aussi en faire profiter d'autres métiers.
Un analyste développeur ce n'est pas uniquement un codeur, tu oublie la partie "Analyste", cette partie est le fait d'être capable d'écouter et comprendre un métier qui n'est pas le sien, en maitriser le fonctionnel et permettre de le transformer en code (quel qu’il soit, les principes de bases sont les mêmes le reste c'est que du détail syntaxique, qu'ils maitrisent en plus).
Quand tu a un bon Analyste Développeur en face de toi, et que tu lui laisse loisir de s'exprimer, il peut même apporter des solutions, conseiller ton client sur l'environnement aussi bien technique que fonctionnels, vous guider dans des voies auxquelles vous n'auriez pas pensé.
Un analyste développeur expérimenté c'est frotté aux diverses méthodologies, outils, environnements, et autres limitations des diverses sociétés qu'il a traversé. Il sait où, pourquoi et comment parfois sur la papier c'est beau et pourquoi en pratique ça passe pas, il s'est interrogé et peut avoir ses idées pour trouver des solutions adaptés a TON cas précis, sans forcement suivre la masse des cas d'écoles...Et en plus, à force de corriger des bugs qui n'en sont pas, il connait les habitudes des clients, des utilisateurs.
De plus ce genre de personnes possèdent leurs propres "labo" perso pour tester, apprendre, se tenir à jour, donc il a peut être déjà quelques innovations dans ses cartons. Juste que pour lui c'est un simple test, un délire, pas forcement une superbe idée innovante. Et tant que personne ne s'y intéressera cela restera a l'état d'une idée gâché mal dégrossie.
Si j'ai un conseil a te donner c'est d'écouter plus souvent ce que peuvent avoir à dire tes BAC+2 expérimentés (du moins ceux qui ne sont pas encore aigri par la considération qu'on leur portent et qui ont sut garder la passion de leur métier), je pense que tu serait étonné de voir des idées simples, allant a l'essentielle mais parfois très pertinentes et "fraîches".
Mais avant d'y arriver, vu ce que tu dit, il va falloir instaurer de la confiance entre eux et toi pour arriver a ce résultat, car apparemment tu les considèrent comme des grouillots de base, des "monkeys coders" et c'est rare qu'une personne que tu prend pour un débile choisisse de te faire profiter du meilleur dont il est capable (a la place par contre il en fera soit profiter un concurrent, soit l'open source, et faudra vraiment pas lui en vouloir ce sera bien mérité)
Aurais-je donc bien compris ce que je n'osais dire? on peut gagner de telles somme mais uniquement en free? pas dans une entreprise?? Je suis d'accord que mon domaine de compétence me permettrais de couvrir pas mal de parties sur un projet, mais je ne désire pas être freelance car tout les à coté ne me plaisent pas, que ce soit le coté commercial, le coté relationnel/clientelle, ou le coté compta, beaucoup de choses sur lesquelles tu passes du temps et au final ton taff même, celui en relation avec ta passion, codeur, ou developpeur, ou quoi que ce soit d'autre, n'occupe que 40% (en étant gentil) de ta masse de travail.
Je suis entièrement d'accord avec cet article qui a le grand mérite d'être franc ! Mais il ne faut pas oublier que bon nombre d'entreprises situées à la Silicon Valley, sous-traite en France pour avoir des développeurs moins chers ;)
Je retiens l'adresse pour lorsque j'aurai racheté un domaine et remis mon portfolio en ligne, là j'avoue que je n'étais pas en recherche d'emploi.... Mais ça me fait réfléchir, bien que vu la tête que les employeurs tirent quand tu leurs demande 1800€ net/mois, j'ai hâte de voir leur tête quand je leurs en demanderais 3500 :D
@Mathias et est-ce que tu as des conseils pour un élève comme moi ?
Juste un petit coucou de Suisse de la part d'un développeur compatriote. N'oubliez pas de taper sur le fameux référencement auprès des centrales d'achat qui achètent les (mythiques) jours-homme au kilo.
@Mathias: je redouble ton appel à l'initiative de chacun pour se désolidariser du système. En revanche, attention à la logique ” puisque les levées de fond n'excèdent pas X les salaires ne peuvent pas excéder Y ” ou encore “ si tu arrives à produire X / jour alors ton salaire peut atteindre n×X ”. Il faut bien comprendre qu'un bon développeur, c'est une somme de connaissances et d'expériences qui représente un investissement. Comme tout investissement, il attend un retour. Surtout qu'il est risqué et impose un réinvestissement continu. Aussi dur que cela soit à entendre, le financement de l'entreprise ne peut pas à être le seul critère. De même la valeur ajoutée du développeur, elle ne peut pas vraiment se chiffrer, un bon choix techno pouvant à lui seul valoir des millions, notamment quand le produit décolle.
Je n'ai hélas rien résolu en disant ça, l'entrepreneur se retrouve toujours entre le marteau et l'enclume…
@Sid courage, cultive la passion, choisis le chemin de la difficulté aussi souvent que possible et pour l'école, si elle t'aura appris que parfois il faut juste donner aux gens ce qu'ils veulent même si ce qu'ils veulent est inutile, elle t'aura pas si mal préparée.
Je parle à la sortie de l'école (désolé pour le multipost, je suis au boulot là)
Merci. :)
Je continue a lire les commentaires autant je suis d'accord qu'en grande majorité les gens qui sorte de bac+2 ou bac+5 ne sont pas souvent mieux qu'un simple bachelier avec de bonne compétence en informatique. Autant il y aune énorme différence entre webmaster, c'est a dire créer des petits site internet utilisant n'importe quel technologie, ou gérer 20 wordpress/joomla ou quoique ce soit.
Et analyser/développer une application web. Pour exemple en France tous mon boulot consistait a faire des "petits" site internet, maintenant aux USA je développe des applications web. Je fais du 1Millions de hits par jour, sur 4 frontend server, avec 2 serveur pour la gestion des uploads/download qui gère 50TB de fichier. Ca ne se compare pas a tous ce que j'ai pu faire en France et mon salaire de départ c’était $65k.
@Zzarbi tu a un très mauvais a priori. J'ai un BTS analyste programmeur, (donc bac+2), mes premières armes de dev (pro), je les ai fait en tant que dev cobol, j'ai bossé sur le projet de facturation a la seconde de FT(1999), puis a la fusion des SI d'AGF et de PFA, puis a l'exploitation logiciel (gestion facturation pro) chez SFR puis dev Java sur une appli de signature numérique sécurisé, je suis capable sur mes loisirs de programmer des IA et quelques robots simples. Je suis maintenant tech lead sur des projets web interconnectés entre eux qui comptent des millions d'utilisateurs par jour (pas simplement "des sites") et où les bdd sont tellement énorme que si tu oublie un seul index tu passe de la milliseconde a 8 heures en temps de réponses. Certains trouverais que je régresse, mais moi le web ca me fait kiffer, car on est proche de l'utilisateur final, et c'est ultra créatif, c'est ce qui se rapproche le plus a mon sens de mon fantasme de gamin de faire des jeux vidéos (que je fait sur mes loisirs aussi, mais là j'avoue, je suis loin d'avoir le même niveau que Bioware, j'ai mes limites je le sais, je ne maitrise pas toutes les connaissances théorique et pratique nécessaires pour mettre en place un moteur 3d stable et performant de A a Z, et je parle même pas du coté artistique dont je suis dénué)
ne soit pas si catégorique a juger des aptitudes d'un mec juste sur son diplome. On a pas tous les moyens de se payer une école d'ingé, ca veut pas pour autant dire qu'on est plus con qu'un diplomé. Quand on est curieux on est capable d'apprendre, je n'avais pas attendu d'aller préparer mon BTS pour savoir déjà programmer en assembleur, en pascal et en C, je n'ai fait mon diplome uniquement pour avoir une sorte de validation officielle de ce que je savais déjà faire et saisir la chance de progresser plus vite en étant guidé qu'en me débrouillant et bidouillant seul dans mon coin.
Tu a je pense tendance a amalgamer le sens développeur et webmaster (malheureusement au sens péjoratif du terme webmaster). Un dev est capable de faire le boulot d'un webmaster (et bien plus encore), un webmaster aura plus de difficultés. Les gros projets web qui ont d'ailleurs la côte, et brassent des millions c'est pas des webmasters derrière, c'est des devs, et des devs y'en a qui sont bac+2 et tout aussi bon voir plus que des ingénieurs sortie d'écoles.
Mais tu a raison sur un point, c'est ma faute, j'aime mon métier, et je n'ai pas d'autres ambitions que de continuer a faire ce que j'aime tout en arrivant a en vivre. Je devrait faire une VAE ne serait ce que pour qu'on me prenne plus au sérieux et qu'on me paye autant que les jeunes ingé qui bossent sous mes ordres, mais moi la thune tant que je paye mes factures, que je peut sortir avec mes amis de temps a autre sans faire l’aumône et offrir un resto de temps en temps a celle que j'aime quand je peut, ca me suffit, je ressent pas le besoin de devoir toujours gagner plus (sauf si on me manque de respect, là je fait raquer, juste pour le préjudice/principe).
un bon développeur est un développeur heureux, qu'est ce qui nous rend heureux ?
* le salaire (soyons honnêtes)
* le type de travail à faire, il faut que ça nous intéresse/plaise
personnellement, je n'ai aucun des 2
J'ai passé beaucoup de temps à lire tous ces commentaires, et je me retrouve dans un certain nombre. Et moi aussi, je vais pondre un pavé.
Moi, j'ai fait exactement le contraire ;) J'étais entrepreneur, à mon compte. Cela ne payant pas un salaire mensuel, j'ai trouvé un mi-temps pour lequel l'employeur m'a cru sur-qualifié durant l'entretien.
Cela me permettait d'avoir une situation stable, de continuer à rester dans le mouvement, de développer... le temps de trouver autre chose, à moyen ou long terme. (Oui, le court terme, à l'époque, pour un jeune sans expérience, était pas terrible)
La partie commerciale / comptabilité n'était pas mon truc.
J'ai un jour postulé comme dév pour une société qui me "sous traitait" une partie de son travail. J'y suis encore, 5 ans après. Je suis dans le sud-ouest, et pour répondre @thaxploded, oui, je suis dans cette fourchette. Mais je n'y étais pas en arrivant dans la boite (avec ma maigre expérience de l'époque).
Je vois bien les compétences que j'ai acquise en 5 ans. Avec le recul, j'ai l'impression que j'étais un "développeur ayant une préférence pour le web, qui sait développer, mais le fait moins bien que beaucoup d'autres".
Je suis devenu responsable qualité, avec tout ce que cela demande de création d'outils de tests automatiques, connaissance du produit, etc... Et là, clairement, j'ai l'impression d'avoir trouvé ma voie. Et d'avoir été "récompensé" : plus de responsabilités, plus de "pouvoir" et plus de salaire.
Il est vrai que par moment, je me demande si je ne serais pas mieux ailleurs, dans une autre boîte. Mais le salaire n'est pas mon premier intérêt. Je veux avant tout un boulot où je m'éclate, où je me sens utile. (Mais avec un salaire qui suffit à mon train de vie [rapport aux crédits, etc..])
Les avantages dans la boite ne sont pas à négliger quand on change de société : le temps de trajet court, l'entente avec les collègues, les "à-côtés" (massage, salle de pause équipée..) rendent la vie de salarié nettement plus agréable.
(Oui, ma boite actuelle est top de ce côté là. Idem pour le besoin de matériel / logiciel, etc..)
Le thème de la vision des développeurs en France, et dans la Silicon Valley chez Google, est abordé avec Romain Guy derrière le micro de Cast-IT #8 : http://www.cast-it.fr/2012/01/cast-it-8-avec-romain-guy-sur-android.html
Que de touches sollicitées, que de claviers usés pour ce sujet.. très intéressant. Mais hélas comment faire changer les mentalités ?? Dur dur non ??
S.
Pour ma part, je crois aux communautés techniques qui n'ont jamais été aussi actives, espérant que les développeurs s'émulent en cultivant la passion technique qui un jour ou l'autre finira bien par être reconnue si elle devient communicative (pour un changement d'image par le bas) ; et je souhaite ardemment que des start-ups et des pure players réussissent enfin en France, et que les développeurs responsables de leurs succès soit enfin reconnus par nos décideurs comme économiquement crédibles et porteurs de talent (pour un changement d'image par le haut).
Sinon on peut aussi attendre que *toutes* les SSII Françaises décident de faire appel à des développeurs hors Union-Européenne afin d'augmenter leurs marges opérationnelles...
http://youtu.be/REgsvoQ9iPk
Mais moi je dis ça, je dis rien...
@fra
Laisse moi rire. Non sérieusement. Et ce pour plusieurs raisons. Mais tout d'abords, laisse moi poser un chiffre.
Le TCO du travail d'un dev à l'autre varie de 1 à 26. Le TCO, c'est le Total Cost of Ownership, c'est à dire combien te coûte ce que fait ton dev. Cela te coûte son salaire, mais pas seulement. En effet, un programmeur faisant moins de bugs coûtera moins cher en QA et debug, un programmeur faisant du code plus maintenable permettra des évolution future du projet plus facilement et réduira les coûts de refactoring, etc . . .
Si tu mets le tout bout à bout, tu as un rapport de 1 à 26. Et certaines boites l'ont très bien comprit (regarde le process d'embauche de chez google par exemple).
Les étrangers qui sont vraiment bon partent, et il te reste les moyens. Entre un vraiment bon et un moyen, on l'a vu, il y a un gouffre. Cet effet est réel, j'ai travaillé avec du offshore dans ma carrière, ça n'a pas eu les résultats escomptés.
Par ailleurs, tu augmente de beaucoup les coûts en specs, en management, en QA, quand tu fais de l'offshore. Bref, c'est une utopie, ça marche sans doute pour les chaussure, mais la on parle de travail hautement qualifié.
Je connais des roumains et des moldaves qui sont vraiment très bon. Devine quoi ? Aucun d'eux n'est resté dans leur pays . . .Cette effet n'est d'ailleurs pas visible que dans des pays tels que la Roumanie ou la Moldavie. En effet, le nombre de français partits dans al silicon valee est effarant. Je suis il y a peu tombé sur des interview de personnes travaillant pour google sur l'interface d'android. Ils passent des journées entières sans parler anglais, simplement français. Ils vivent et bossent au USA, mais le nombre de français est tellement important dans leur team, qu'ils ne parlent pas anglais chaque jour.
@deadalnix
Ben, ça ne me fait pas super rire, il n’empêche que le discours de justification de l'offshore à partir de supposées 'tensions' (== pénuries) semble être une réalité ...
http://youtu.be/5WpE5R9nGWk
Et il y'a meme le contre argument des questions de qualités, tout prêt, tout chaud :
http://youtu.be/ZLGcwAHPZuM
Par ailleurs, je n'ai pas d'avis spécifique sur la valeur de tel ou tel développeur en fonction de son pays d'origine.
Je sais bien que ces raisonnement existent. Je sais bien que des entreprises y croient.
Je sais aussi que cela ne marche pas. Par expérience d'abord, et aussi parce que c'est logique quand on comprend quels sont les enjeux.
Ça ne me fait absolument pas peur, et ce n'est pas non plus la cause de la pénurie, ni une solution pour faire des choses moins chères.
Tiens d'ailleurs, pur hasard, mais je viens de tomber la dessus : http://programmers.stackexchange.com/questions/46920/offshoring-does-it-ever-work
Oui,
et il y'a aussi ce discours sous-jacent comme quoi les développeurs locaux (nous ?) sont moins motivés (parceque trop confortablement installés dans une sécurité de l'emploi qui coûte finalement trop cher ?).
Texto ça donne ça : "J’aime la niac des populations qui s’élèvent"
A lire ici : http://www.pentablog.fr/pour-les-amis/mondialisation-et-planetarisation-face-a-face-impromptu-avec-albert-jacquard/
Et dans un genre différent, une boite de jeu qui augmente sa team de 13 personnes, avec des profils assez spécifiques :
http://www.cyanide-studio.com/studio/jobs/
Précarité m'a tuer ?
@fra, c'est vrai et ça existe.
Cependant, pour que cet argument soit signifiant, il faudrait que les conditions aient bien évoluées. De ce que je peux voir de mon expérience, il est courant que les devs fassent leur travail à l'encontre de l'entreprise. Ou, en d'autres termes, l'entreprise est plus souvent un obstacle au travail des devs alors qu'il devrait en être l'inverse.
Cela me dit deux choses : les devs sont pour la plupart motivés, sans quoi ils ne luteraient pas. Ensuite, le système dans lequel une personne doit luter pour pouvoir faire son travail est défectueux et ne peut produire de bon résultat. Et ce n'est pas devs plus combatifs qui changeront la donne.
Les salaires des développeurs n'augmenteront jamais de façon durable en France car les pays du Maghreb produisent des dizaines de milliers de développeurs chaque année, qui ne trouvent pas d'emploi chez eux, ils sont alors obligés de venir en France et n'ont de choix que d'accepter les salaires qu'on leur présente (ils ne peuvent pas se permettre de rester sans travail longtemps).
Ajoutez à cela l'offshore en Roumanie et en Inde.
Quelques lectures vivement recommandées pour approfondir le sujet...
http://munci.org/Les-difficultes-de-recrutement-en-informatique-et-la-penurie-d-informaticiens-entre-mythe-et-realites
http://munci.org/BMO-Besoins-en-Main-d-oeuvre-en-INFORMATIQUE-DIFFICULTES-de-RECRUTEMENT-ne-signifie-pas-PENURIE
Pour moi le problème se situe à un autre niveau... On ne paie pas plus les informaticiens parce qu'on leur demande des capacités réduites : je m'explique (en caricaturant mais sinon on ne comprend pas)...
Pour développer 10 nouvelles fonctions dans une appli : deux façons de faire :
- on peut choisir 10 développeurs pas chers et chacun bosse sur une fonction pendant 5 jours chacun. Soit 50 jours payés pas chers...
- on peut analyser les fonctions, créer un framework mutualiser, optimiser et réutiliser des choses existantes... Cela demande 10 jours de reflexion + 10 jours de code complexe + 10 jours de code pas cher. Soit 30 jours mais plus chers...
Aujourd'hui, la première solution est presque toujours privilégiée... L'industrie du développement est donc demandeuse de codeurs pas chers et interchangeables...
Personne ne conçoit le codage comme un investissement. Donc personne ne veut y mettre le prix. Le jour où chaque développement sera construit comme une brique qui peut resservir et dont le retour sur investissement dans le temps est pris en compte, on arrêtera de croire que l'informaticien est un consommable pas cher. Cela rétablira la pyramide de la compétence dans les équipes de développement.
==== start mode utopie ====
Et enfin, les bons développeurs se verront proposer des bons salaires, en contrepartie, ils ne coderont plus du code jetable mais prépareront l'avenir en construisant les briques qui feront la valeur des entreprises de demain. Chaque brique, bien construite et performante sera un asset que l'entreprise décidera à terme, de vendre ou de céder à la communauté (open-source)... Nous entrerons alors dans l'ère de la 3eme révolution technologique, les programmes seront robustes, sans bugs et toujours en amélioration. Les gens s'aimeront, nous vivrons en paix et l'informatique sera l'ami de tous...
==== stop mode utopie ====
Bon, pour ma part, je repars à l'étranger bientôt.
La France, c'est sans doute un beau pays, mais y travailler dans l'informatique, c'est l'enfer.
J'abandonne le dev pour faire du support de solutions logicielles.
La raison, tout simplement le salaire. Je serai payé autant en demandant à des utilisateurs d'un progiciel de cliquer à gauche ou à droite, plutôt que d'essayer de luter contre du legacy code nauséabond et me prendre des remontrance car j'ai mis 4 jours pour faire correctement un truc que le scrum master (agilité française lol...) estimait durer 3 jours.
Bref, le dév ça sera pendant mon temps libre, au moins je me ferai plaisir.
post daté mais j'aimerais contribuer: sur les seniors techs c'est vrai qu'en france on est a la ramasse. mais aussi en belgique, espagne + portugal, et maintenant de plus en plus allemagne. juste pour comparer, mon experience perso: bac+5 x 2 (software ingenieur + network/system ingenieur) 13 ans d'exp. et je parle 5 langues couramment: en espagne, la plupart du temps: 1000 euro net (!) mensuel (avant 2008, autrement dit plein emploi); portugal idem; italie mieux: entre 1200 et 1500 net; france des fois ca donne, mais ca tourne en general en province autour des 1800/2200 net, ou 3000 quand la chance est la; belgique c'est un peu mieux que la france; le mieux que j'ai trouvé c'est allemagne: 3500 net a munich, mais difficile de negocier, et c'est beaucoup moins cool qu'ailleurs au niveau rythme de travail (en allemagne on exploite chaque minute de la journée) mais le vendredi a 16h pfffit, tout le monde en week end (manager + tech, sauf pour les 3/8 etc). par contre on roule en bmw ou audi haut de gamme sans limites sur les autoroutes... yippiiiii
c'est tous des rapaces: travailler plus et payer moins. uniquement en allemagne quand on a reussi a se faire respecter et reconnu, les salaires peuvent claquer jusque 8000 net mensuels (si, si, sans blagues, mais attention les miches, ca plaisante pas au boulot, il faut s'y faire, et pas facile, au moins pour moi), mais on est pressé comme des oranges/citrons pour sortir le max de nous meme: a la fin de la journée, défoncé du stress et de la pression. c'est d'ailleurs pas pour rien que les allemands sont number one en industrie: ils savent travailler, et ils aiment ca, ils vivent uniquement pour le travail.
sinon faut se tirer aux usa ou, meilleur encore, au canada: le seul pays dont on parle peu et qui offre les meilleurs avantages du monde en terme de rapport salaire/job quality/life quality.
argl, c'est trop loin.
Je viens de tomber par hazard sur ce site et alors la chapeau. Je me tue a dire cela depuis des années et pourtant je ne me concidere pas comme mal payé.
Je suis dans une boite de développement principalement mobile et je touche 45k, je développe depuis 10 ans en perso et presque 5 ans en entreprise.
Et lorsque je fait des entretiens d'embauche et que je donne mon salaire, soit le recruteur deviens blanc (ca m'est deja arrivé) soit il ce dit bon j'ai pas le choix ...
Genial l'article, a faire tourner dans toute la France :)
Maintenant ils faut aussi avouer que dans notre pays les societes ne rapportent pas autant qu'aux USA donc niveau salaire on touchera moins.
Maintenant dans les trois dernieres societe ou je suis allé j'ai quand meme eux des collegues developpeur PHP, 2 a 3 ans d'experience payé 22 a 26k brut annuel sans primes ou quoi que ce soit d'autre ...
Peut etre que les developpeurs, TOUS les developpeurs devrais simplement refuser un job mal payé pour ca profession, ca ferai peut etre bouger les entreprises.
Je suis dév expérimenté (13 ans d'exp.)
Je touche 93500 eur brut
Comment je fais? Je travaille à distance, pour une entreprise basée aux Etats unis, et je touche le salaire d'un dev java de la bas...
Le pire est que même si une autre boite avait un job plus intéressant à me donner, je ne pourrais jamais quitter ce job sans faire baisser mon salaire d'au moins 1/3, soit 30000 eur...
Autant dire, que tant je ne serai pas viré, je ne partirai jamais...
Donc je suis d'accord, il n'y a pas de pénurie d'informaticiens, il y a pénurie d'informaticiens prêts à bosser en étant sous payé.
Superbe article (notamment les interventions de deadalnix), avec l'idée forte que le développement est intégré comme charge constante et maîtrisée par les "N+1" (on aimerait vous consentir plus de valeur, à vous, les fonctions erratiques et poltronnes, "Cordialement,"), payés presque autant, partis à 17h et fraîchement sortis d'un Bac+2 commerce, lorsque ce développement devrait être valorisé comme un investissement.
"Le client achète des trous, pas une perceuse" ?, et bien l'on trouve des perceuses entre 20 et 200€ (indice : les parents de Kenny McKormick ont acheté celle à 20€, ils n'ont jamais fait un seul trou au final). Le logiciel bureautique est un outil, le logiciel qui est vendu, c'est un produit technologique.
"Mais, mais.. On se laisse voler et déshumaniser l'objet de notre travail !" (Barbe rouge)
Pour ma part, je pense aussi que les marketeux (on sent là aussi l'osmose entre nos professions, plaît-il ?) du web sont fautifs dans l'histoire (pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font), soutenus par une bonne part de geeks encore plus fautifs (car eux le savent. Sont-ils vraiment développeurs ? Nous laisserons à la justice le soin d'en décider) : faire passer la pisse de chat pour du millésimé.
"Mon appli Bonjouritoo, simple & sexy, te dit bonjour lorsque le réveil sonne sur ton smartphone u-u-u-ltra-design. Mon autre appli Boredland BranlorgASM soulage vos flux tendus Bit2Bit entre co-co-co-llaborateurs et partenaires zég'zouèl'. Choupinet, non ?" : Non ce n'est pas choupinet, infâme tapette, est-ce là ce que tu appelles un produit technologique ? Est-ce là tout ton talent d'innovation d'ingénieur justifiant ces scintillants "k€" que tu sers comme la souris entre tes moustaches ? De telles "technologies" ne naissent que d'un esprit commercial, qui escompte le buzz la coke et les putes à court-terme, dont tu ne peux être que la petite main insatisfaite (NDLR : Innove bordel ! Marketing2Dev is dead, gloire au D2M, annonçant l'avènement du D2D, du D2Seul pour aboutir à l'extinction de l'espèce, la dernière NPE).
Conclusion : si tu veux des pépètes et de jolies pirouettes, sors tes roupettes (et mets ton cerveau en action, elle aime avant tout la tendresse). "Promettez-vous de la soutenir dans les try comme dans les catch ?", t'avais dit oui mec, t'avais dit oui..